FINALEMENTE !

Hé oui, enfin, un nouveau champion du SRC est né. Le mot « finalemente » me rappelle les premiers pas de Gilles Villeneuve en Formule 1. Les premiers points du grand pilote ont pris du temps à venir, tout comme le premier championnat de Sébastien. « Finalemente » a été le premier mot que Gilles a prononcé en sortant de sa voiture, après sa 4ème position en Belgique, en 1978. En italien, pour bien faire comprendre au padre Enzo qu’il avait compris… Compris qu’avant de finir premier, en premier il faut finir. Compris que les sorties de piste ne donnent pas de points à la fin. Compris aussi que le tour le plus rapide en course ne donne absolument rien. Sébastien a limité le nombre de sorties de piste, en gardant sa vitesse habituelle et il a axé ses efforts sur la régularité. Le voilà récompensé par un championnat.

Dès le début de la saison, Sébastien est celui qui s’est le mieux adapté aux modifications du déroulement des soirées de course, maintenant en deux parties, les courses sprint habituelles et les mini-enduros. Il est aussi celui qui a le plus bénéficié des changements de caractère des voitures lors des enduros. En regardant les résultats, il y a eu une seule lutte réelle cette saison. Encore une fois, Steve et Christian ont fait le spectacle. À chaque course, on regardait tous avec un oeil attentif celui des deux qui se démarquerait, tout comme la saison précédente. Christian a finalement réussi a devancer Steve, non sans mal. C’est donc un deuxième podium consécutif pour le pilote de Courville.

Pour la cinquième position, Benoit et Daniel n’ont pas terminé avec un grand écart au classement, mais les chiffres ne mentent pas. Benoit est sorti de piste moins souvent, a gagné aussi presque 2 fois plus de courses. Bravo à Benoit, qui progresse à chaque année et qui est devenu notre référence au Québec pour la conception mécanique de nos voitures haute performance.

La lutte en tête n’en a pas été une vraie. Dès le début de la saison, Sébastien a pris une avance raisonnable qu’il a bien gérée pendant toute la saison. Par contre, les statistiques montrent que Georges a dominé à différents niveaux. Il est (encore) celui qui sort de piste le moins souvent. Il est aussi celui qui a terminé avec la meilleure moyenne de points dans les courses sprint. De plus, il a gagné 41% de ses courses, pratiquement à égalité avec Sébastien. Seule la statistique des enduros lui échappe, Sébastien ayant été de loin le meilleur sur ce nouvel aspect du championnat. À la toute fin, reste la différence de 10 points entre les deux pilotes, et c’est ce qui compte. Sébastien mérite pleinement ce premier titre. Il a gardé sa vitesse, tout en limitant les sorties de piste et ajouté quelques victoires. C’était la recette pour battre le champion en titre.

La prochaine saison sera encore une fois différente, avec la disparition du circuit GP Legends. Cette piste a été une des premières à voir le jour dans l’est du Québec. Le SRC a aussi démontré son savoir faire au niveau nord-américain. On connaissait déjà la grande qualité des pilotes, qui ont déjà remporté une course IROC sur le fabuleux circuit Area 51 de Steve Sawtelle. Cette fois-ci, ils ont récidivé sur la même piste, mais avec une voiture assemblée de toutes pièces par les mains adroites de Benoit et mise au point par les pilotes d’essai du SRC. Tout un exploit, quand on sait que les ténors du 1/32 y étaient tous. Au niveau québécois, la course annuelle du circuit de la Grande Dame a encore subi la domination de la rapide équipe du Cap Diamant, remportant la course pour la deuxième année consécutive. Christian, Georges, Sébastien, Steve et Benoit forment une équipe maintenant capable d’affronter les meilleurs en Amérique du Nord. En plus, Daniel et Alain sont des remplaçants de grande qualité si l’un d’entre eux s’absente.

Ce sont peut-être ces courses à l’extérieur de la région de Québec qui ont causé un petit relâchement dans l’assiduité aux courses régulières. Il a parfois été difficile de réunir les 5 pilotes nécessaire pour une soirée. Dans cette optique, de changer un peu la formule était peut-être une bonne idée de départ, en vue d’autres changements à venir.

En terminant, impossible de ne pas parler de l’ambiance de nos soirées. Encore une fois, 80% du plaisir passe par l’entente extraordinaire entre les pilotes du SRC. Ne vous méprenez pas, les luttes en piste sont toujours aussi coriaces, mais tout se passe en harmonie, sans prises de bec et avec beaucoup de blagues à double sens. Faut dire qu’on commence à se connaitre pas mal. Alors bon été à tous, rechargez vos batteries pour la saison 2015-2016, qui promet elle aussi !

Difficile de trouver meilleur titre pour résumer la saison du SRC. En effet, la fin de la saison précédente avait fait poindre plusieurs présomptions pour la saison qui vient de se terminer. Entre autres, Sébastien ayant remporté près de la moitié des courses, il devenait en toute logique le favori pour s’approprier le titre jalousement gardé par Georges à 6 reprises dans les 7 dernières années. Benoit avait aussi montré les dents en améliorant son pilotage et en restant plus longtemps sur la piste. On savait par contre que Steve et Christian se feraient encore une lutte de tous les instants pour une place de choix sur le podium. De toutes ces prévisions, une seule s’est réalisée.

Bien malin celui qui aurait pu prédire l’issue de la lutte entre Christian et Steve. Ce fut le plus beau combat de la dernière saison, les deux excellents pilotes se bousculant mutuellement à coups de victoires, de secondes places et de sorties de pistes. Christian mène un combat perpétuel contre sa tendance «tout ou rien», qui est fort impressionnante en vitesse pure, mais qui lui a souvent nui dans l’optique du championnat. Il a pris la dernière marche du podium grâce à sa victoire personnelle sur ses démons. En 2013, il avait manqué le podium pour la première fois depuis 2002. Welcome back!

Steve a connu de grandes soirées, mais a parfois manqué de belles occasions. Qu’un pilote de la qualité de Steve soit exclu du premier trio, tout comme Benoit, démontre simplement la grande compétitivité des pilotes du SRC. Il ne termine qu’à 0,04 point par course de Christian… ça dit tout. Steve a terminé premier ou deuxième 177 fois et abandonné seulement 13 fois et c’est là sa grande force.

Benoit termine encore une fois au cinquième rang. A-t-il été moins bon? Non. Sorti de piste plus souvent? Non plus. Au SRC, tout le monde peut gagner à chaque départ. Tout le monde en fait les frais à un moment ou à un autre. Benoit est parfois très rapide, parfois incapable de suivre le rythme imposé par ses adversaires. Mais Georges aussi, ainsi que Sébastien et Christian. Tous ont leurs moments de gloire et de faiblesse. La seule différence réside dans la constance et l’adaptation. L’adaptation est le défi le plus difficile. Adaptation aux nombreuses voitures différentes, aux pistes, aux courses sprint, aux rochers du Pool Speedway, au petit ponceau chez Benoit, au plafond chez Steve, etc. Benoit a remporté 76 victoires cette année. Il y a de quoi bâtir la confiance pour la prochaine saison!

Pour Georges, gagner un championnat a toujours ressemblé à un froid calcul mathématique. Le champion est celui qui accumule le plus de points, mais surtout celui qui en perd le moins. Il a compris ça depuis longtemps. 7 championnats en 9 saisons. Mais le championnat 2014 a été gagné avec plus de panache. 5 victoires en 9 soirées de course, seulement 6 abandons au total. Moins de calcul, plus de vitesse pure, de meilleurs départs, autant de mauvaises nouvelles pour ses adversaires. Un deuxième record du monde avec l’équipe SCC n’a pas nui non plus. Plus confiant donc moins nerveux, donc plus confiant… donc moins nerveux… Vous comprenez le principe?

Sébastien a tout tenté. 4 soirées victorieuses, et il a amené sa voiture en première position un total de 112 fois. Il ne manque pas grand-chose au rapide pilote Valbelarois pour briser l’hégémonie du septuple champion. Un peu moins d’abandons, quelques deuxièmes places de plus. Ça ne saurait tarder. En attendant, Sébastien s’est encore approprié la deuxième marche du podium sans trop de difficulté et démontre toute sa valeur en participant aux activités du SRC sur les pistes de Montréal, entre autre au rendez-vous annuel de la Grande Dame.

Si on peut se permettre un amusant jeu de mot, pour Alain, c’est la cuisine habituelle! Il n’a pas encore trouvé la bonne recette pour menacer les ténors de la discipline. Cette saison a été marquée par des rénovations de cuisine qui ont trainé en longueur et drainé l’énergie du vétéran pilote et aussi rendu le populaire Ferrari Speedway inutilisable en deuxième moitié de saison. 21 victoires sont quand même venu agrémenter la difficile saison de notre spécialiste des voitures sport, ainsi que de beaux combats sur son circuit et celui de Sébastien, ce qui prouve que le talent est là, mais l’application n’y est pas toujours. N’empêche que le principal est le plaisir de se retrouver et partager de grands moments ensemble. Objectif atteint!

Un peu comme Christian, Daniel est un adepte du «tout ou rien». Sa rapidité de réaction au départ, sa maitrise de la gâchette et des grosses voitures lourdes sont hors-norme. Quand il a une bonne soirée, il est une menace constante pour tout le monde. Dans une mauvaise soirée, rien ne fonctionne. Capable du meilleur comme du pire, tel que le démontre ses scores allant de 48 à 78 points, il a l’excuse de ne pas avoir de circuit chez lui. Dans cette optique, bravo à lui! Encore merci à Daniel de nous égayer avec ses histoires abracadabrantes et ses expériences de vie. Ses absences ont étés ressenties en milieu de saison.

Nos invités
Impossible de faire cette revue annuelle sans dire quelques mots sur Claude et Jean-Pierre. Claude nous avait averti qu’il serait plus difficile pour lui de se joindre à nous. Il nous a quand même honoré de sa présence au Grand Rocher, pour la dernière course officielle sur ce circuit historique. Occupé à gérer les nombreuses heures de travail, de moto et la fabrication des roues CB Design et autres produits SCC, il nous manque. Mais on le sait présent sur les courriels et c’est toujours un plaisir de le revoir, ne serait-ce que pour pouvoir dire que le SRC a un roux dans son équipe… 😉

La première participation de Jean-Pierre à une course du SRC s’est déroulée sur son circuit, que les pilotes connaissent bien. C’était aussi une première pour les pilotes du SRC de rouler sur un circuit trifluvien dans une course officielle. Opération réussie à un tel point que nous allons sûrement répéter. Bravo à la variété. Merci encore pour votre accueil, Jacynthe et Jean-Pierre!

Merci à tous pour cette autre saison, au plaisir de vous revoir en septembre !

L’ancien site du Select Racing Club a été endommagé lors d’une opération de transfert et doit être complètement refait. Cette nouvelle coquille sera remplie au fil des jours, des semaines et des mois à venir. Merci de votre patience pendant la reconstruction.

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